Le Pont d’Arc

                    

Le Pont d'Arc sous
la Voie Lactée

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</p><div class="animation-standby animated fadeInUpSlight"><p><h3 style="text-align: center;"><strong>Préparation de la photo</strong></h3>

Comment que j’prépare ça ?

Réponse A : j’y vais en croisant très fort les doigts et en touchant du bois.
Réponse B : je prépare mon cliché en amont.

Le Pont d’Arc sous la Voie Lactée n’est pas une photo qui s’improvise. Quelques jours de réflexion ainsi que quelques semaines d’attentes ont étés nécessaires pour obtenir mon cliché.

Mes problèmes :
1 – Il doit faire nuit et je dois attendre une nuit sans lune pour que la VL (Voie Lactée) soit bien visible.
2 – Le lieu de shooting choisi ne me permet pas de prendre une photo unique puisque l’endroit est assez exigu. Je dois réaliser un panoramique d’environ 25 images.
3 – Je dois réaliser des poses longues pour avoir assez de lumière MAIS j’ai 25 images à faire ET la Voie Lactée (VL) bouge très vite.
4 – J’ai besoin un éclairage artificiel (et autant vous dire qu’il faut oublier l’idée du flash du smartphone).
5 – J’ai peur (mais vraiment très très peur) de toute bestiole petite ou grosse que je pourrais voir et/ou entendre alors que je suis seule et dans le noir (vous aussi, non ?).

Mes solutions :
1 –
Il suffit d’ouvrir votre calendrier des pompiers pour obtenir les différentes phases lunaires et avoir la bonne date.
2 – Un ordi qui fonctionne bien, une certaine compétence en traitement de photo et hop !
3 – Ça reste un secret !
4 – Avoir une lampe frontale hyper puissante pour « lightpainter » le Pont d’Arc.
5 – Appeler un super copain photographe, Ludovic, pour nous emmener (et espérer que la bestiole tapit dans le noir le mange avant moi).

Au pied du Pont d’Arc

Au pied du Pont d’Arc, de nuit, le temps semble figé. Quelques minutes d’adaptation aux faibles conditions lumineuses sont nécessaires d’autant qu’il n’y a pas de lune et que l’endroit est vraiment encaissé entre les falaises. Une fois mes photos prises, je profite du spectacle qui se déroule devant moi.

Au pied du Pont, de nuit, la vie sauvage reprend le dessus. La faune est très active. Les poissons sautent hors de l’eau, les chauves-souris volent sous le pont en sifflant, quelques animaux passent de branches en branches.
Aucun humain ne donne signe de vie (sauf Ludo qui ne s’est toujours pas fait dévorer).

Au pied du Pont d’Arc, la nuit, on s’imagine seul au monde (ou dans Jurassic Park, au choix).

Que faire des photos ?

Une fois rentrée chez moi, il me faut finaliser ma photo. Si vous avez bien suivi, j’ai dit que je devais créer un panorama. Un panorama est l’assemblage d’une succession de photos pour les réunir en une seule. Avant même de créer ce panorama, il s’agit d’uniformiser chacune des 25 photos pour qu’aucune imperfection de raccord ne soit visible. Ça demande un peu de boulot !

Une fois que mes 25 photos sont propres, j’assemble. Photoshop fait le boulot pour moi. Je vous montrerais bien comment faire un panorama de façon manuelle mais c’est franchement pénible, long et l’automatisation est bien plus efficace. Je disais donc : je lance Photoshop. 25 photos à assembler me donne un poids d’image à traiter qui est ahurissant. Ça prend du temps, beaucoup de temps. Pour patienter, j’hésite souvent entre la réalisation d’un puzzle 10.000 pièces ou la lecture des CGU de Facebook.

Voilà mon panorama assemblé. Je peaufine les détails. Je travaille les tons, les couleurs, les contrastes, … bref, je développe ma photo !

Merci

J’ai publié ma photo sur ma page Facebook ainsi que mon compte Instagram. Je ne me doutais pas que vous aimeriez autant ma photo. Elle a été partagée tellement de fois que j’ai arrêté de compter. Certains d’entre vous l’ont choisi comme bannière ou fond d’écran. J’ai vu ma photo être relayée sur divers groupes / pages / articles départementaux, régionaux et touristiques (hélas parfois sans crédits ou des crédits erronés).

Si je vous remercie, c’est aussi parce que la photographie me demande un investissement énorme.
L’investissement passe en premier lieu par le matériel et ses accessoires. Je trouverai toujours un ami photographe pour me dire qu’on peut faire de belles photos sans matériel hors de prix et que tout le reste n’est que du confort. Vrai. Cependant, certains achats sont incontournable et font grimper la note (ou mon découvert).
Le temps est certainement mon plus gros investissement. J’apprends sans cesse, je développe ma culture photographique, j’étudie l’art et son histoire, je rencontre d’autres photographes, je me rends à des expositions, je teste de nouvelles méthodes de développement, … la liste est bien trop longue pour tout citer.

Vos commandes, vos réservations, vos likes et vos partages sont ma plus grande fierté. Ils me poussent à travailler toujours plus, toujours mieux.

Merci. Vous êtes fantastiques !

Mon Pont d’Arc sous la Voie Lactée est disponible en tirage d’art : 30 exemplaires limités.

PS : Ludovic va bien. Il n\’aura finalement pas été bouffé par les bestioles. Je le garde sous le coude pour planifier d\’autres sorties.